Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 10:00
« Ce regard sévère parfois presque soupçonneux, de justicier même, que le pédéraste attarde sur le beau jeune homme qu’il rencontre, c’est une brève mais intense méditation sur sa propre solitude. Dans un instant  (la durée de ce regard) est enfermé, compact, un désespoir constant, à la fréquence rapide et serrée, tissé minutieusement avec la crainte se voir repoussé. « Ce serait si beau »… songe-t-il. Ou s’il ne le songe le veulent dire ses sourcils crispés, la condamnation de son regard noir. »

Cet extrait de Querelle de Brest m’a frappé il y a longtemps et lorsque je croise certains regards, dans la rue ou le métro, souvent il me revient en mémoire.

Ce regard, quant à moi, j’ai choisi de l’appeler « le regard in-fini », car il me semble ouvert sur quelque chose qui nous déborde, qui nous angoisse…
Peut-on espérer le rendre un jour plus humain ? Plus confiant ?
Par Theodoros - Publié dans : SOURCES
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Commentaires

Très belle citation, qui pourrait être de Cocteau, aussi bien. Il me semble que je porte souvent ce regard, et il n'est pas sûr qu'on soit de pouvoir en porter un autre...
Commentaire n°1 posté par Noronsoff le 01/11/2009 à 17h54

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