Vendredi 11 septembre 2009
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Ce blog démarre comme article de magazine : Quelle sera la prochaine révolution gay ?
En fait, je n'ai pas de réponse mais, secrètement, cette révolution, je la rêve philosophique et spirituelle.
Je pense en effet que si nous devons affirmer notre différence, c’est dans notre manière de voir le monde qui ne se limite pas au sexe et à la mode.
Voilà pourquoi je me risque à parler d'une « homospiritualité » à venir.
« Homo », car elle concerne et s'adresse à mes semblables (ou tous ceux et celles qui voudront se reconnaître) et « spirituelle », pour nous libérer de l'immédiateté de notre univers de
consommation.
En son temps, Guy Hocquenghem avait déjà fourni bien des éléments de réflexions à ce sujet (voir Le désir homosexuel). Plus récemment, Judit Butler et les penseurs de la Queer
Theory nous ont aussi apporté des contributions importantes. Mais, selon moi, ces positions, très légitimes au plan social et politique, sont malgré tout limitées. Elles me paraissent trop
combatives et « réactives » (au sens où l’entend Nietzsche, c'est-à-dire, sous le coup du ressentiment), elles sont historiquement encore trop en opposition et pas assez dans
l'affirmation. Autrement dit, une libération sociale n'entraîne pas pour autant une libération individuelle...
C'est un peu sur ces questions (et leurs solutions possibles) que je souhaite développer ce blog. Je n'ai pas une grande pratique de l'écriture aussi je prie d'avance mes lecteurs d'excuser mon
style parfois lourd et compliqué. J'espère qu'il s'allégera avec le temps...
Pourquoi me présenter comme un « fils de Socrate » ?
Parce que je pense que la figure de Socrate, si importante pour les philosophes, peut l’être aussi pour nous.
Socrate aimait les garçons et ne disait ne rien faire sans être inspiré par Eros. C’est cette qualité d’éros joyeux, d’éros « grec » que j’aimerais retrouver, un éros qui ne soit pas seulement
désir et fascination du sexe mais aussi un amour de la vie, de la nature, de l’esprit.
Vous me direz : tu parles de joie mais les visages que tu montres sont bien sérieux et mélancoliques ! Je l'admets mais comme dans la chanson de Barbara, j'ai envie de vous répondre : « attendez
que ma joie revienne »...
J'ose espérer que dans cette filiation imaginaire, je ne me découvrirai pas fils unique.
Merci pour votre lecture et à bientôt !
Theodoros
Par Theodoros
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Publié dans : IDÉES ET RÉFLEXIONS
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